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Fille
du feu et du soleil,
«
Une sorte de peinture polyphonique, grave et sourde,
brillante comme une faïence marocaine, au soleil
pigmenté de Marrakech, froide comme la brume
polaire d’un matin norvégien. Fille du
feu et du soleil, prêtresse d’une noce barbare
où l’on coulerait dans la forge, l’arme
magique pour découper le réel, le remonter
sur la toile, en un geste flamboyant, acéré
aussi, nerveux, travaillé jusqu’au bout
d’une nuit épuisante.
Odile Dhorme peint, depuis qu’elle sait combien
c’est vital à sa musique interne, à
son équilibre d’artiste et de femme engagée.
Pas militante de l’art, juste intraitable avec
son geste, qu’importe le prix à payer. |
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